Exposition New Pop au Comoedia à Brest du 9 septembre au 31 décembre

Du 9 septembre au 31 décembre Fred Ebami expose au Comoedia à Brest dans le cadre de l’exposition New Pop qui regroupe 18 artistes de la scène française et international parmi lesquels Jacques Blanpain, Mélanie Bourget, Chanoir, Richard Di Rosa, Erdeven Djess, FenX, Speedy Graphito, Masayoshi Hanawa, Yannick Michelet, Vincent de Monpezat, Kiki Picasso, Reso, Nelly Sanchez, Neila Serrano, Soone, Tiwan, Mounia Youssef.
 
Le Comoedia est ouvert aux visiteurs du jeudi au samedi 14 h-18 h.
 
Fred Ebami y présente des oeuvres en exlusité que l’on peut également retrouver sur le site du Comoedia .
 
 
 
 
 

Exposition Art & Sport à Saint-Jean-de-Monts du 10 juillet au 29 août

Cet été, Fred Ebami expose au Palais des Congrès de Saint-Jean-de-Monts.
 
« Art et Sport, la rencontre » est une exposition inédite regroupant plus de 53 artistes de renommée internationale dont Francky boy, Ken Wongyoukhong, Reso, 13 bis, Numa Monsi, Kouka Ntadi, Vincent de Monpezat … 
 
L’exposition est organisée par la Ville de Saint-Jean-de-Monts en collaboration avec l’Espace d’art Le Comoedia à Brest.
 
 

EXPOésie Indépendance Days à Roubaix du 2 au 11 juillet

« Elargir son champ de vision, d’action… Des Possibles, mixant, les formes d’ARTS que nous maitrisons…
 
Conjuguons au passé, présent de nos futures actions, un devoir de mémoire, cher à notre ADN, baigné dans nos Arts frères et fiers d’être…
INDEPENDANCE DAYS, car c’est bien de cela dont il s’agit… »
 
Fred Ebami
 

United Souls x Fred Ebami – Tee-shirts et Tote Bags

Lumumba is back

United Souls s’associe à l’artiste et graphiste franco-camerounais Fred Ebami dans le cadre de l’événement historique du retour des reliques de Patrice Lumumba. Du corps de Patrice Lumumba, héros de la lutte anticoloniale contre la Belgique il ne reste qu’une dent. Le premier premier ministre du Congo a été assassiné le 17 janvier 1961 à l’âge de 35 ans par des mercenaires belges et des séparatistes katangais à la suite du chaos engendré par la proclamation de l’indépendance. Après la restitution des reliques à la famille, un hommage national lui sera rendu le 30 juin 2021 à l’occasion du 61ème anniversaire de l’indépendance du Congo.

A découvrir sur le site de United Souls

Plus de choix de couleurs sur le site

Tribute to Bob Marley

« Et Bob Marley chantait… »
Redemption song
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui

C’étaient les années Fac, les années dread, les années dream, les années « Roots Rap Reggae » n’est-ce pas Samory ?
C’était moi, dans cette chambre d’étudiant à l’école de l’art de la vie, souriant à l’icône rasta à l’affiche sur le mur.
« Emancipate yourselves of mental slavery », les mots résonnent en corps, et pour toujours.
Et il est bon de se les rappeler, ces mots, en ces temps troublés.
Comme il est bon de se rappeler d’autres mots, ceux de Fanon, né martiniquais, mort algérien, qui ne cherchait rien d’autre en l’homme que l’homme : « je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». « Emancipate yourselves… », a dit le poète, prophète de Kingston.

« Et Bob Marley chantait… « 
Is this love?
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui

C’étaient les années du boulevard de la Liberté, les années hip hop, les années new-jack, les années jam session dans le salon, ou sur le balcon quand le temps nous le permettait, on lisait à voix haute Damas, Depestre, Deleuze, Derrida, on lâchait des freestyle sur des instrus de face B, on rappait, Tupac, Lost Boyz, Mobb Deep, IAM et Solaar, et on fredonnait, en choeur avec Lauryn Hill en stéréo, « Turn your lights down low… I want to give you some love (some good good lovi’n)… »
Pour l’éternité.

« Et Bob Marley chantait… « 
No woman no cry
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui

C’étaient les années de feu et de froid, les années d’insouciance et de prise de conscience à la fois, du monde, de ses hideurs et de ses grandeurs, humaines. C’étaient les années, d’accouchement par Césairienne des premiers textes de rage engageante, les années jamais n’arrête ton Char, « Impose ta chance, serre ton bonheur, va vers ton risque, à te regarder ils s’habitueront. », les années blanches, les années bleues, les années rouges, les années sang, les années cendres, les années avec et sans, les années loin du pater, loin du pays natal, la tête dans le « Cahier » qui m’a brûlé, les années « Fureur et mystère », les années révolutionnaires.

« Et Bob Marley chantait… »
I shot the Sheriff
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui


C’étaient les années solidaires, si j’ai un peu tu as un peu, si j’ai beaucoup tu as beaucoup, les années galère, les années Gatsby, les années junk food, les années foot, les années folles, années « frivole la vie est une fête de ouf », les années sans couvre-feu, les années fun, les années 9 de coeur à découvert, les années sans masques, les années sans casques, les années belles, années rebelles, les années phare, far away from home les années sans passé ni futur, années au présent plus qu’imparfait mais au présent quand même, les années carpe diem, les années marche et rêve.

C’était il y a quarante ans, un 11 mai à Miami.
La vie de Robert Nesta Marley s’est arrêtée, mais celle de Tuff Gong continue, Bob enchante encore nos âmes, nous chante en corps, pour toujours, « Get up, stand up ! », et ma voix déliée, définitivement s’enliane à la sienne, marronne, sa voix plus grande que lui.

Emancipate ourselves.

MAOB

Texte de Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre